| Titre en français : | Deux poèmes |
| Instrumentation (fr) : | voix, orchestre |
| Instrumentation (en) : | voice, orchestra |
| Notice (fr) : | Dans ces deux Poèmes, pour chant et orchestre, sur des textes de R. de Pampelonne, la philosophie s’allie au pittoresque. Le musicien a tenté d’en suivre d’aussi près que possible toutes les évolutions. I. La Nuit. La nuit envahit le ciel protecteur. Seuls, les sommets des grands arbres gardent un dernier et tendre regard de la lumière… Bientôt, tout sommeille sous l’ombre. Tout est fantôme dans la vallée: tout cependant vit encore. O nuit, l’harmonie éternelle subsiste sous tes voiles. La joie et la douleur ne sont qu’endormies. O nuit, la vie dévorante s’agite sous le jour dévorant: elle se crée sous le manteau perlé de tes bras étendus! II. Le Chant des Bruyères. — Qui danse le soir sur les bruyères? Est-ce un démon? — Non, c’est un ange qui distribue leurs doux parfums aux fleurs de thym et aux genêts. C’est lui qui donne à la nature les suaves odeurs du printemps. Sous ses pas, les bruyères chantent, et l’abeille importune s’envole de la fleur… «Le soir est là, chantent les bruyères: l’étoile a déjà brillé! Approche donc, génie qui sautille! À moi! ici! un peu de poussière parfumée! … Viens-tu de loin? Qu’y a-t-il, lorsqu’il n’y a plus de bruyères?» — Il y a tout ce qui sert à la former, à la faire vivre, à l’embaumer. Comme toute parcelle enchaînée de l’Infini, le brin d’herbe fut toute chose, il vit par l’harmonie de toute chose.» Et le lutin, rayon d’étoile, reprit son vol vers l’étoile. [GC5-462] |
| Nom | Part | Fonction | Id éditeur | Genre |
| Guy de Lioncourt | Compositeur | M |